Lettre publique de soutien de Philippe Langevin
Marseille, le 21 mai 2012
Madame,
Je viens de prendre connaissance de votre appel pour la défense de notre patrimoine et notamment de notre langue Provençale qui, comme vous le rappelez, n’est pas une langue régionale mais une langue universelle. Je partage avec vous les inquiétudes de citoyens devant les conséquences culturelles d’une mondialisation financière sans règle ni contrôle. Cette prise de position n’est évidemment pas celle d’un refus de l’ouverture au monde ou d’un quelconque renfermement. Elle traduit simplement la nécessité de ne pas perdre nos paysages, notre art de vivre, notre langue et notre histoire pour pouvoir non seulement y puiser les ressources de nos convictions mais aussi pour les faire connaître aux autres cultures du monde. C’est dans la diversité, l’échange et le dialogue que nous pourrons construire une société de connaissance et de respect.
Je vous remercie de placer au cœur de votre campagne la défense d’un patrimoine trop souvent abîmé, si ce n’est dénié, par la marchandisation du monde.
Philippe Langevin est Maître de conférence à l’Université d’Aix-Marseille.


Entièrement d’accord. Mais nos langues régionales méritent mieux que des paroles. Elles méritent des actes de défenses forts comme la signature de la charte européenne, et un regard posé sur elles qui ne soit plus folklorique, et condescendant; il s’agit d’un élément de patrimoine, que nous devons entretenir, comme on entretient le donjon d’un chateau…
Elles méritent le respect.
Je vous souhaite une belle aventure législative.
Saint Cannadair.